Tu dois créer des documents marketing ou de vente et tu sais déjà qu'ils devront être traduits dans 3, 5, 10, 20 langues ou plus. Mais comment t'assurer qu'ils restent clairs, efficaces et culturellement appropriés ?
La clé est de rédiger en gardant à l’esprit la traduction dès le début. Un peu de planification en amont peut s'avérer très utile.
Il s'agit surtout d'être conscient des pièges courants qui ralentissent le processus et de les éviter. Voici comment rendre ton contenu facile à traduire tout en le gardant clair, percutant et fidèle à la marque.
Écrire en ayant la traduction en tête
La façon dont tu rédiges ton contenu aura un impact significatif sur la facilité (ou la difficulté) avec laquelle il sera traduit dans d'autres langues. Voici 5 conseils que tu peux suivre :
1. Rester clair et direct - Évite le jargon, les expressions idiomatiques et celles qui ne se traduisent pas bien. Plutôt que « Mettons-nous au travail sans perdre une minute » écris, « Commençons tout de suite ».
2. S'en tenir à des phrases courtes - Essaye de ne pas dépasser 20 mots par phrase. Les phrases courtes sont plus faciles à traduire, surtout lors d'une traduction automatique.
3. S'en tenir à une grammaire et une ponctuation correctes - Cela semble élémentaire, mais les structures de phrases complexes peuvent entraîner des malentendus lors de la traduction.
4. Éviter les ambiguïtés - Sois précis/précise ! Plutôt que « Ceci pourra être modifié plus tard » écris, « Les utilisateurs peuvent mettre à jour ce paramètre à tout moment dans les préférences de leur compte ».
5. Utiliser une terminologie cohérente - Si tu utilises un terme spécifique dans l'ensemble de ton contenu (par exemple, « démonstration produit »), évite d'utiliser différentes variantes (ex.« démo guidée », « visite interactive ») ailleurs. La cohérence permet de gagner du temps et garantit des traductions précises.

Formater ton document pour la traduction
La façon dont tu mets en page ton contenu compte autant que les termes que tu utilises. En règle générale, quel que soit le format de fichier que tu utilises, un document bien structuré accélère la traduction et évite le cauchemar que peut représenter la mise en forme par la suite.
1. Utiliser des tables des matières automatisées - Pas de mise en forme manuelle. Une fois traduits, tes textes peuvent être plus longs que dans ta langue source en fonction de la langue cible. Laisse le système les générer automatiquement pour qu'ils se mettent à jour rapidement après la traduction.
2. Séparer le texte et les graphiques - Si tu utilises un logiciel de conception comme InDesign, sépare les calques des textes. Il est ainsi plus facile de les extraire et de les traduire. (Lis ici notre article sur la manière de rendre un document InDesign facile à traduire)
3. Utiliser des styles pour la mise en forme - Au lieu de mettre manuellement du texte en gras et en retrait, utilise les styles de paragraphe (par exemple, titre, corps de texte). Cela permet d'assurer la cohérence entre les différentes langues.
4. Prévoir de la place pour l'expansion du texte - Certaines langues (comme l'allemand, le français ou le japonais) occupent 30 à 35 % d'espace en plus que l'anglais - tu gagneras donc à concevoir les documents tenant compte d'une certaine flexibilité.
5. Utiliser des éditeurs de tableaux, pas les tabulations - La création de tableaux à l'aide d'outils appropriés (au lieu d'espacer manuellement les éléments) garantit qu'ils resteront intacts pendant la traduction.
Considérations culturelles
Le marketing n'est pas qu'une question de mots - il s'agit de créer un lien émotionnel avec ton public. Cependant, ce qui fonctionne dans une culture peut ne pas marcher dans une autre.
1. Prêter attention aux noms et aux symboles - Certains mots, couleurs ou symboles peuvent avoir une signification différente dans d'autres cultures. Effectue une petite vérification avant de lancer une campagne mondiale.
2. Laisser tomber l'argot - Une phrase comme "We're killing it !" peut sembler cool en anglais, mais elle ne se traduit pas toujours bien. Veille à ce que le texte soit neutre et clair.
3. Expliquer les acronymes - Toutes les abréviations ne sont pas universelles. Il faut toujours la détailler la première fois que tu l'utilises.
4. Choisir une police qui prend en charge toutes les langues - Toutes les polices ne prennent pas en charge les caractères de langues comme l'arabe, le chinois ou le russe. Assure-toi que la police que tu as choisie peut tout gérer.
5. Donner du contexte aux traducteurs/traductrices - Ajoute des commentaires si quelque chose ne va pas de soi. Pour éviter toute confusion, il convient d'être proactif en expliquant les mots, expressions ou phrases qui peuvent manquer de clarté.
En conclusion
La traduction ne consiste pas seulement à faire passer des mots d'une langue à une autre, mais également à s'assurer que ton message fonctionne toujours dans d'autres langues.
Optimiser ton contenu pour la traduction ne signifie pas perdre en qualité, mais simplement bien penser la façon dont tu le rédiges et le structures.
N'oublie pas que le plus important est d'opter pour la simplicité et les expressions directes. Cela fait toute la différence pour tes traducteurs/traductrices ! Plus ton contenu est bien préparé, moins tu passeras de temps et d'argent à gérer et à résoudre les problèmes de traduction par la suite.
En suivant ces simples bonnes pratiques, tu peux rationaliser le processus, maîtriser les coûts de traduction et t'assurer que le message de ta marque transparaît et ce, dans toutes les langues.
J'espère que cet article te sera utile!
À bientôt,
Hisako
Tu as des besoins de traduction permanents ? Peut-être qu'unsystème de gestion des traductions (TMS - Translation Management System) pourrait t'aider à simplifier ton processus et à augmenter ta vitesse d'exécution. Des plateformes comme Redokun aident les équipes à collaborer efficacement et à accélérer leurs traductions sans se ruiner. Découvre dès aujourd'hui comment Redokun fonctionne.